"Tu peux tout accomplir dans la vie si tu as le courage de le rêver, l’intelligence d’en faire un projet réaliste, et la volonté de voir ce projet mené à bien" - Sidney A. Friedman

penser agirEquilibrer la pensée et l’action est un défi pour beaucoup de gens, surtout ceux qui sont travailleurs indépendants. Combien de temps devez-vous passer à penser plutôt qu’à agir?

On entend des choses comme, « ne pas planifier, c’est planifier l’échec », ce qui implique que la réflexion doit gouverner l’action. Mais, dans notre société du « tout-tout-de-suite » il y a aussi cette injonction permanente: « Faites-le maintenant! Faites-le maintenant! « qui met l’accent sur l’action immédiate destinée à acquérir des biens ou des sévices.

Comment savez-vous quand penser plutôt qu’agir? Où est le point d’équilibre entre l’analyse paralysante côté réflexion et l’impulsivité excessive côté action?

Il semble clair que vous avez besoin d’un bon équilibre entre les deux, en particulier lors de la réalisation de vos projets d’entreprise entreprise. Les deux sont importants. more

des livres pour changer de vie« Des livres pour changer de vie« , c’est le blog éponyme d’Olivier Roland qui nous propose le thème de la croisée des blogs de ce mois-ci: chaque blogueur participant a reçu la tâche de présenter 3 livres qui l’ont aidé à changer de vie; et ils sont nombreux à participer. Pourtant, savez-vous qu’aucun livre ne vous permettra jamais de changer de vie?! Un tel engouement provient-il de la notoriété d’Olivier dans la blogosphère ou de l’irrésistible attrait pour la profondeur du thème proposé?… Soyons réalistes! Sans doute un peu des deux…

Des livres pour changer de vie? Bigre, voilà une affirmation bien alléchante à laquelle j’aimerai adhérer sans réserve mais… je ne crois pas qu’un livre soit en mesure de changer la vie de qui que ce soit sur cette petite planète bleue perdue dans l’immensité d’un Univers insondable… Euh, je m’égare là? Pas tout à fait… En fait, dans mon métier de coach professionnel et de formateur, je fais régulièrement face à une fausse croyance: (s’)informer suffit pour changer ou INFORMATION = TRANSFORMATION.

Quel est le rapport?, me direz-vous. Eh bien, pour le dire sans détour: on peut avoir lu des tonnes de livres pour changer de vie et vivre comme un misérable: incapable de mettre en pratique et de changer la force de nos pires habitudes. C’est ainsi qu’un livre qui aura été un révélateur pour moi restera obstinément sans saveur pour quelqu’un d’autre. Pourquoi est-ce ainsi?

Des livres pour changer de vie? Hérésie! Scandale! Tromperie?

C’est donc une fausse idée de croire que « si je lis ce livre les choses vont changer » ou « si je détiens cette information je vais expérimenter une transformation dans ma vie »! Être informé n’est pas suffisant pour changer? Comment je le sais? Eh bien, je vais vous raconter une anecdote pour illustrer mon propos:

Je connais un mec qui fume un paquet de clopes par jour alors qu’il est écrit en gros sur son paquet de tabac: « Fumer Tue! » Vous vous rendez compte?

Je dis que je le connais mais… c’est sans doute un psychopathe suicidaire complètement illettré qui n’est pas responsable de ses actes. Ouf… nous voilà sauvés… Encore un peu et vous auriez fini par supposer avec moi qu’il a bien lu l’information « Fumer Tue! », le mec, et puis qu’il aurait décider de ne pas changer son comportement! Ah ah ah! Ah ah ah Ah ah ah!!! (je m’étouffe de rire ;-))

On l’a échappé belle!!! Pas vrai?

Tout est rationnel: s’il ne change pas de comportement, le mec, en arrêtant de fumer, c’est parce qu’il ne sait pas lire! Eh ben vouii mes p’tits gars!: s’il savait lire ce psychopathe, cette information courte et factuelle lui aurait permis de décider de stopper son habitude de fumeur… on est d’accord? Hein? Les psychopathes ne savent pas lire on est d’accord? C’est pour ça qu’ils fument!! Ben vouiii.

Hein!!?

Il savait lire!, dites-vous. Il détenait l’info et pourtant il n’a rien changé dans son comportement de fumeur????!! Vous êtes sûr??!

Ah?!…

Je n’y comprends rien alors… Est-ce que j’ai loupé un épisode??

Comment un mec qui détient une information aussi cruciale et factuelle pour sa propre survie peut-il ne pas changer?! Comment peut-il continuer à fumer cigarette sur cigarette tout en détenant une information qui devrait pourtant le pousser à changer? Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir? Allons, soyons sérieux. C’est pourtant très simple: s’il suffisait de détenir une information pour que celle-ci produise un changement dans la vie… ça se saurait! Et n’essayez pas de me faire croire que vous êtes meilleur que moi! Hein!?

La vérité c’est que nous détenons tous, déjà, des informations dont nous savons que, si nous les mettions en pratique, elles amélioreraient notre bien-être personnel, celui de nos proches ou celui du Monde. N’est-ce pas? Allez! Avouez-le… Moi, j’ai récemment lu un livre qui tirait la sonnette d’alarme sur la gestion désastreuse de l’eau à l’échelle planètaire et qui donnait des conseils pour préserver cette ressource ultra-précieuse. Pourtant, depuis le début de l’été nous avons faits mes enfants et moi plusieurs batailles d’eau monstrueuses dans la piscine sans que cette information sur le gaspillage des ressources communes ne me préoccupe le moins du monde. Oouups! J’avoue… je me constituerai prisonnier, ce soir, à la gendarmerie du village. Puis je plaiderai l’irresponsabilité pénale parce que le fait de détenir une information ne suppose pas qu’on en fasse quelque chose.

Mieux vaudrait que vous n’ayez jamais lu des livres pour changer de vie

Les livres, dans notre culture, ont de tout temps véhiculés des idées qui ont entrainées de grands bouleversements positifs dans nos modes de vie. Il y a même des livres qu’il faut avoir lu, comme la Bible, tellement leur influence sur notre inconscient collectif est importante. Parfois même les livres sont si dangereux qu’on décide de les interdire, de les brûler ou, de nos jours, de les discréditer. Et c’est ici qu’entre en jeu l’immense pouvoir du livre: le livre est un instrument qui permet d’élargir la perspective du lecteur sur un aspect de la Vie. Un aspect seulement car élargir sa perspective consiste quand même, in fine, à réduire la réalité à ce que nous sommes capables d’interpréter. C’est limiter le réel à notre faculté de nous le représenter; faculté limitée par nos capacités de perception et de représentation du monde. C’est pour cette raison que certaines cultures se refusent, par exemple, à prononcer le nom de Dieu car, en le faisant, on limite Dieu à ce que nous sommes capables d’en comprendre. D’un autre côté, rassembler des idées dans un livre ou en être le lecteur, c’est aussi partager, extrapoler, supposer, inventer, découvrir, imaginer, transmettre et s’interroger sur des aspects réels ou imaginaires de la Vie. La lecture peut donc être un excellent catalyseur qui permet d’envisager des choix de vie différents de ceux auxquels nous étions habituellement exposés jusque là.

Quel est le problème alors? En privilégiant la voie du livre, nous avons choisi d’accumuler le savoir intellectuel au détriment de la connaissance concrète qui, elle, est à la fois expérimentale et relationnelle. Nous avons donné la domination à notre intellect plutôt qu’à notre volonté, nos émotions ou nos intuitions. Nous avons perdu la connaissance concrète – celle qui passe par l’expérimentation et la relation, les deux mamelles du changement. Nous voulons des livres pour changer de vie sans faire l’effort d’expérimenter et de nous confronter dans le cadre d’une relation. Nous voulons changer mais sans souffrir, et les livres permettent ce tour de passe-passe.

N’avez-vous jamais rencontré une de ces personnes qui parle comme un livre et qui vit à cent lieues de ce qu’elle prêche? Afin d’illustrer mon propos, imaginez que vous décidiez de lire tous les livres existants sur le kung-fu. Quel serait le pouvoir de changement dans votre vie d’une telle entreprise? Cela ferait-il de vous un maitre vénéré de kung-fu?… Pas du tout! Pour devenir un maitre de kung-fu, mieux vaudrait que vous n’ayez jamais lu un livre sur le sujet et que vous ayez une relation proche, avec un autre maitre, qui vous enseigne la pratique concrète de cet art martial.

Le problème c’est que notre société a fait le choix d’apprendre le kung-fu de la Vie dans des « livres pour changer de vie ». Ce choix de l’intellectualité a occulté la dimension expérimentale et relationnelle qui est à la source du changement.

Un livre pour changer de vie, c’est un livre qui tombe à point-nommé

Cette vision intellectuelle du changement alimente l’idée selon laquelle acquérir un livre donnerait le pouvoir de changer de vie, le pouvoir de transformer quelque chose d’inconnu en quelque chose de connu. Mais il faut comprendre que si le savoir est d’ordre intellectuel, la connaissance est plutôt expérimentale et relationnelle. C’est pour cette raison qu’on ne dit pas « je sais Matthieu » mais « je connais Matthieu ». Le fait de connaitre Matthieu est une expérience relationnelle. Ce que je sais de lui est en revanche une représentation intellectuelle. Vous me suivez?

Ne confondez pas SAVOIR et CONNAITRE. Un livre permet de savoir quelque chose de nouveau, pas de connaitre le changement que cette information pourrait produire dans ma vie si je la mettais en pratique. En bref, ça n’est pas parce que vous avez lu un livre sur la forêt amazonienne que vous la connaissez. Donc même si, grâce à la lecture, vous vous faites des images du monde qui encouragent ou qui mettent à l’épreuve vos schémas de penser, vos certitudes et vos doutes, cela ne signifie pas que vous changez.

Une information provenant de l’extérieur de soi, par un livre, n’a d’impact réel que si elle entre en résonance avec un processus actuel de changement ayant sa source à l’intérieur de soi; sinon elle glisse comme l’eau sur les plumes d’un canard. Autrement dit, si vous vous préoccupez déjà du sort des ours blancs au Groenland, il y a sûrement un livre pour vous aider à changer de vie. La principale conséquence à cette vérité est la suivante: si vous voulez changer, ne lisez pas un livre parce qu’on vous a dit qu’il était super, lisez un livre parce qu’il peut répondre à vos questions réelles du moment. Ça n’est qu’ainsi que la lecture d’un livre vous aidera sur le chemin du changement.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, d’accord? Les livres sont définitivement des aides précieuses sur le chemin. Des livres pour changer de vie, ce sont des bouquins qui tombent à « point nommé » avec les questions que nous nous posions. Il y a des livres qui squattent la table de chevet, des livres qui font pleurer et d’autres qui font rire, des livres pour changer de point de vue. Quelque soit le contexte, un « livre pour changer de vie » nous parle parce que nous étions déjà prêts à entendre son message. Comme le dit le proverbe zen: c’est lorsque le disciple est prêt que le maitre apparait. Tout le secret est là!

Il m’arrive d’acheter des livres et de ne les lire que plusieurs mois plus tard. La question m’intéressait mais la graine n’avait pas germée. Lorsque je me suis senti prêt, j’ai dévoré ces livres avec la motivation d’apporter du changement dans ma vie. Je voulais changer et je savais que j’avais un livre qui pouvait m’aider dans ce sens non pas parce qu’il avait déjà plu à quelqu’un, mais parce qu’il pouvait me fournir des réponses à mes questions. J’avais une intention précise en le lisant. Alors je vous recommande deux choses:

  1. ne placez pas vos espoirs de changement dans un livre car, même s’il recèle la plus grande des magies, c’est en vous – et en vous seul – que se trouve la source et le moteur du véritable changement.
  2. ne lisez que des livres en lien direct avec vos questions du moment, vos interrogations les plus profondes, celles qui sont porteuses d’espoir et de sens.

Des bouquins à ne (surtout) pas lire si vous ne voulez rien changer à votre vie

Bon, la mauvaise nouvelle c’est qu’il y a des idées auxquelles vous ne voulez peut-être pas être confronté. Vos habitudes et vos routines dans l’un ou l’autre des domaines de votre vie sont peut-être sécurisantes. Ce que vous croyez aujourd’hui fait sans doute obstacle à ce que vous pourriez savoir demain mais bon, rien ne vaut les bonnes vieilles certitudes. Après tout, il vaut peut-être mieux s’en tenir à ce qu’on sait et qui marche, même de façon inefficace, plutôt que de prendre des risques en remettant tout en question? Pas vrai? 😉

C’est pour cela que je vous recommande de ne pas lire les livres que je vous propose ci-dessous car ils pourraient bien remettre en question votre point de vue sur la grande mort (celle du corps physique), votre perspective sur la petite mort (le sommeil) et votre avis sur ce qu’un peuple racine, les Kogis, a à nous apprendre sur le bien vivre ensemble.

Je vous aurai prévenu…

1. « La mort n’est pas une terre étrangère«  de Stéphane Allix, éditions Albin Michel.

L’auteur est un ancien reporter de guerre qui a perdu, sous ses yeux, un frère en Afghanistan en 2001. Bouleversé par l’évènement, la question de la vie après la vie s’impose alors à lui. Avec toute la rigueur d’un journaliste d’investigation, il décide de mener l’enquête aux quatre coins du monde avec son cœur et son intuition. Ce qu’il va découvrir est vraiment stupéfiant. L’aventure le mènera à côtoyer le philosophe, aussi bien que le guérisseur et à entendre le maitre spirituel discuter avec le neurologue. Ce livre invite à un voyage initiatique conscient vers la mort jusqu’à cette rencontre étonnante avec son frère et ce qu’il lui a dit… plusieurs années après sa mort (voir également l’INREES co-fondé par l’auteur).

2. « Le rêve lucide pour débutants – techniques simples pour créer des rêves interactifs«  de Mark Mc Elroy, éditions AdA Inc.

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir. Happés par le royaume nébuleux des rêves, la majorité des gens ne bénéficie d’aucune liberté de choix sur ce qui se produit dans ses rêves. Pourtant, d’après l’auteur, il est possible pour les rêveurs lucides de voir et d’expérimenter ce qu’ils veulent dans leurs rêves!: voler, voyager dans le temps, résoudre des problèmes, visiter des êtres chers en esprit. Autant de choses que vous pourriez facilement faire en suivant le plan simple et efficace de 90 jours proposé par l’auteur dans cet ouvrage décoiffant.

3. « Le chemin des neufs mondes » de Eric Julien, éditions Albin Michel.

Victime d’un oedème pulmonaire dans les montagnes colombiennes, l’auteur est sauvé d’une mort certaine par un peuple qui le soigne avec des plantes et des connaissances d’un autre âge. Il découvre que ces indiens sont les derniers héritiers des grandes cultures pré-colombiennes d’Amérique du sud. Les Kogis explorent depuis longtemps les différentes facettes du vivant et ils entretiennent des connaissances étonnamment développées dans des domaines essentiels à la compréhension du monde; connaissances que nos sociétés contemporaines devraient redécouvrir pour redonner du sens à l’existence. Que faire et comment faire pour que des mots comme humilité, harmonie, écoute, si souvent prononcés, s’incarnent enfin dans des gestes et des pratiques quotidiennes? Quel est le chemin qui amène un homme à ouvrir son cœur, son esprit pour s’ouvrir à l’autre et à la légèreté du monde? Autant de questions auxquelles l’auteur vous répondra en vous donnant l’enseignement des Kogis.

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Alors voilà, des livres pour changer de vie? Non! Même si je remporte la Palme de l’article le plus long de cette édition du festival « à la croisée des blogs », je ne voulais pas vous laisser penser impunément qu’en lisant un bouquin vous alliez changer. Quand même! Non. C’est une de ces illusions du siècle de l’information qui véhicule l’idée que la transformation vient de l’extérieur et que je me dois de dénoncer. Fadaises et calembredaines, dirait mon palefrenier! (si j’en avais un :-))

Au mieux, ce que vous pourrez faire avec un bon livre c’est conforter le changement auquel vous aspiriez déjà, en réfléchissant à ce vers quoi vous voulez aller… Hé! C’est déjà pas mal! Les livres contiennent des idées et des informations qui, lorsqu’elles coïncident avec votre chemin de vie, peuvent être des leviers qui vous facilitent le changement. « L’unique vérité intersidérale et intergalactique cela est », dirait maître Yoda. Et là-dessus, nous serions tous d’accord avec maitre Yoda.

Sinon, à quoi ça servirait d’écrire des livres pour changer de vie, hein?!

 

Termes de Recherche:

être heureuxÊtre heureux,vaste question… Ce mois-ci, COACHEO participe à un Festival organisé par developpementpersonnel.org qui s’intitule « À la croisée des Blogs ». Le thème de ce mois-ci a été proposé par Mat du blog Acide Ici: « doit-on progresser pour être heureux? »

En lisant la question ma première réaction a été viscérale: j’ai senti monter en moi un « non, bien-sûr que non, être heureux et progresser n’ont rien à voir! » Comme une évidence qui s’imposait à moi. Paradoxal pour coach professionnel dont l’essentiel de l’activité consiste à aider ses clients à progresser vers l’atteinte de leurs objectifs afin… d’être heureux. Vous ne trouvez pas?

Je me suis arrêté un instant sur ce sentiment viscéral et j’ai réalisé qu’il provenait de toutes ces situations exceptionnelles dans lesquelles la progression d’un être humain est stoppée ou arrêtée pour des raisons de santé physique ou mentale. Après tout, si je devais poser la question « c’est quoi être heureux pour toi? », à à une victime d’AVC ou à un accidenté de la route qui se retrouve complètement paralysé, du jour au lendemain, que me répondrait-il?

Et puis, j’ai réalisé que la question « doit-on progresser pour être heureux? » était en fait beaucoup plus profonde: il me fallait définir ce que signifiait le terme progresser et dans quel contexte? Il me fallait aussi définir ce que signifie l’expression être heureux et dans quel contexte?

« Pour progresser, il ne suffit pas de vouloir agir, il faut d’abord savoir dans quel sens agir. » Gustave Le Bon

 

Que signifie le terme progresser pour moi?

Faire des progrès, se développer, voilà ce que signifie essentiellement le mot « progresser ». Puis j’ai consulté une liste de synonymes qui proposait la liste des termes suivants: aller de l’avant, avancer, cheminer, croître, développer, évoluer, faire, faire du chemin, gagner, monter, mûrir, profiter, prospérer, s’améliorer, s’avancer, se développer, s’étendre.

Au fur et à mesure que je lisais chacun de ces mots, la pensée m’est venue que la théorie de l’évolution, à laquelle nous avons tous été exposés à l’école, cherche à démontrer, pour le dire brièvement, que tout évolue. Mis à part les extra-terrestres et quelques super-héros, l’Homo Sapiens serait le produit fini de l’Univers le plus abouti actuellement, grâce à un processus d’évolution hasardeuse ayant durée quelques milliards d’années. Bien qu’il manque toujours un maillon essentiel pour en établir définitivement la véracité, l’évolution biologique nous aurait conduit, grâce à la sélection naturelle et à la lutte pour la survie, à passer de l’état de singe poilu et grimaçant à celui d’Humain. Par ailleurs, du point de vue social, de sauvages, nous serions devenus des barbares puis des êtres civilisés. Cette perspective du progrès conduit également, il faut le dire en passant, au darwinisme social et au racisme scientifique. Les luttes civiles, les inégalités sociales et les guerres de conquête ne seraient rien de moins que l’application, à l’espèce humaine, de la sélection naturelle. Si tout cela est vrai, cette vision de la progression humaine nous a-t-elle rendu plus heureux? Rien n’est moins sûr, à mon avis…

« Ton esprit sera orienté par les choses que tu verras le plus souvent. » Marc-Aurèle

Et puis je me suis souvenu de discussions que j’avais eu avec des amis universitaires sur la deuxième loi de la thermodynamique, dite loi de l’entropie. C’est une des lois de base de la physique qui exprime que, dans des conditions normales, tous les systèmes qui sont laissés à eux-mêmes ont tendance à se désorganiser, se disperser, se dégrader et se détruire. Tous les êtres se dirigent ainsi d’une manière ou d’une autre vers une fin inéluctable qui un processus irréversible. C’est ainsi que nos corps finiront, a priori, tous en poussière. Lors de mon dernier voyage au Maroc, nous avons ainsi découvert une 2CV à l’abandon dans le désert. N’importe qui peu comprendre que si l’on abandonne son véhicule dans le désert, on ne peut pas s’attendre à le retrouver en meilleur état que lorsqu’on l’a laissé. Elle était toute rouillée et en très mauvais état. C’était une métaphore des effets de l’entropie. Sur ce qu’il restait de sa carcasse, quelqu’un avait peint l’expression REPOS DU DÉSERT.

« Rester immobile ne sert à rien. Il faut choisir entre progresser ou régresser. Allons donc de l’avant et le sourire aux lèvres. » Baden-Powell

Par ailleurs, le thème de la progression est également présent dans les traditions orales, spirituelles et religieuses. Ainsi que les grands mythes fondateurs nous parlent souvent des humains comme d’êtres habités à la fois par le divin et le malin. Des êtres soumis à la dualité, comme le symbolise le symbole du Yin-Yang et qui sont à la recherche d’un équilibre perdu et à retrouver. Soumis aux aléas et petits inconvénients de l’incarnation et de ses illusions 🙂 nous serions ici-bas pour retrouver l’authentique chemin de la liberté et du bonheur. Un chemin de progrès souvent fait de foi, d’amour, de compassion, de pardon, de détachement, de contentement et d’altruisme que, soi dit en passant, peu de maîtres enseignent encore réellement. Un chemin initiatique, souvent difficile et exigeant dont l’objectif ultime serait de nous permettre de retrouver en nous cet état de complétude perdu sur le chemin de l’incarnation. Vaste programme de changement dont on sait les dégâts causés par certaines multi-nationales religieuses ou sectaires bien plus préoccupées par le maintien au pouvoir d’une caste dirigeante et d’une doctrine que par le bonheur et l’épanouissement réel des fidèles.

« Parmi la foule de ceux qui prétendent croire en Dieu, combien cherchent vraiment à l’imiter. » Alexandra David-Néel

Finalement, il m’apparait clairement que la plupart des êtres humains aspirent à une forme de développement, de croissance, d’amélioration dans leur vie et leur environnement. Du point de vue global, ces aspirations sont à la base des évolutions technologiques et scientifiques que l’espèce humaine a produit dans l’Histoire. Personne ne pourra sérieusement nier que certains de ces progrès sont de réelles avancées pour le bien-être de l’humanité. Dans le même temps, la recherche aveugle de progression conduit la planète à une situation entropique de dégradation croissante et de destruction permanente. Autrement dit, même si les dirigeants du monde ne l’ont pas encore compris, la croissance a des limites tout simplement parce que nos ressources sont elles aussi limitées. Du point de vue individuel, la recherche de progression permanente a elle aussi ses limites. À vouloir progresser sans cesse, n’en oublie-t-on pas tout simplement l’importance de savoir se contenter de ce que l’on possède déjà?

« Quand l’Homme aura coupé le dernier arbre, pêché le dernier poisson, tué le dernier animal, alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible » – proverbe indien.

Le fait de progresser peut donc être un bien commun et individuel dès lors qu’il facilite l’amélioration d’un aspect de l’existence. Mais, au final, il peut aussi être une véritable menace s’il est essentiellement égoiste ou mercantile. Progresser n’est donc pas une fin en soi, mais un moyen de contribuer au bien-être personnel, social ou environnemental.

« Rappelle-toi que tu n’es pas seul au monde. Tu dépends de mille créatures qui font le tissu de ta vie. » Faouzi Skali

Que signifie l’expression être heureux pour moi?

« Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés et un optimiste fait de ses difficultés des occasions. » Harry Truman

D’emblée, il est évident qu’il existe autant de manière d’être heureux que d’êtres humains sur cette terre. Le bonheur est une notion relative à laquelle chacun peut et doit donner sa propre définition. Mais on sait aujourd’hui qu’être heureux est avant tout un état d’esprit, pour ne pas dire une décision. Oui, je crois que l’on décide d’être heureux ou malheureux. C’est avant tout un choix et les exemples ne manquent pas d’hommes et de femmes qui, selon l’expression consacrée, avaient tout pour être heureux et qui ont vécu tristes et misérables. C’est sans doute la grande différence qui existe entre les optimistes et les pessimistes.

« Il y aurait de quoi faire bien des heureux avec tout le bonheur qui se perd en ce monde. » Duc de Lévis

Bien entendu tout est une question de dosage, personne n’est optimiste ou pessimiste à 100% et la plupart d’entre nous sont des opti-pessimistes. Pourtant, notre tendance à envisager la Vie sous un angle positif ou négatif détermine en grande partie notre capacité à être heureux ou malheureux. Pour ma part, j’aime bien la façon dont P. Gabilliet décrit les quatre combinaisons possibles:

  1. À la fois optimiste de but (on y arrivera) et optimiste de chemin (et ça sera facile): c’est le rêveur délirant.
  2. À la fois pessimiste de but (on n’y arrivera jamais) et pessimiste de chemin (et on va morfler): c’est le défaitiste.
  3. À la fois pessimiste de but (on ny arrivera jamais) et optimiste de chemin (mais on va bien s’amuser): ce serait plutôt le pervers.
  4. À la fois optimiste de but (on n’y arrivera) et pessimiste de chemin (mais ce sera difficile): tel serait le véritable optimiste, surtout en temps de crise.

Nous vivons dans un pays et une culture que le monde nous envie. depuis 1980, notre niveau de vie par habitant s’est accru de 50% et, pourtant, nous sommes les champions du monde du pessimisme. Vous connaissez la blague du pessimiste qui se lamente « la situation ne peut pas être pire » et l’optimiste de répondre « mais si, mais si… ». Le pessimisme est une construction mentale tandis que l’optimisme vient du coeur. Être heureux consiste à savoir équilibrer ces deux aspects de notre existence.

« Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage. » Albert Schweitzer

On ne peut pas ne pas progresser…

Progresser n’est donc pas suffisant pour « être heureux ». Cela ne peut pas être une fin en soi même si, de fait, on ne peut pas ne pas progresser. Comme le dit le proverbe, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Tout est en changement perpétuel à des niveaux que nos sens et notre conscience ne peuvent pas toujours appréhender. La plupart de ces changements sont imperceptibles et seul le temps peut nous les révéler. Il y a des progrès auxquels nous aspirons et d’autres que nous subissons parce que, que nous le voulions ou non, nous vivons en société et sommes interdépendants.

« Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter. » Jean-Jacques Rousseau

Quoiqu’il en soit, nous sommes conscients que certaines choses doivent progresser dans nos vies pour que nous soyons plus heureux ou plus épanouis.

Nous devons faire des choix comme, par exemple: progresser dans sa carrière professionnelle ou passer plus de temps en famille, progresser dans son savoir intellectuel ou passer à l’action, progresser dans la connaissance de soi ou se mettre plus au service d’autrui, progresser dans une discipline sportive ou en faire un simple loisir, progresser dans ses croyances ou se figer dans sa conception du monde, progresser au niveau spirituel ou matériel, etc.

Évidemment, les choix ne sont jamais aussi binaires, en noir ou blanc et nous devons trouver un équilibre dans notre opti-pessimisme. Une seule chose est sûre, dans un monde en changement perpétuel, on ne peut pas ne pas progresser. En même temps, nous l’avons vu plus haut, toute progression n’entraine pas automatiquement le fait d’être heureux qui, en réalité, est un état d’esprit. Au niveau de l’espèce humaine, nous pouvons donc progresser dans bien des domaines sans que cela nous rende plus heureux. Au niveau individuel, il en est de même: certains objectifs de progrès que nous nous étions fixés, en les choisissant, peuvent en définitive nous rendre plus malheureux qu’auparavant.

« Lorsqu’on crie: vive le progrès!, demande toujours: le progrès de quoi? » Stanislaw Jerzy Lec

… mais ça ne suffit pas pour être heureux

Pour progresser et être heureux, peut-être devrions-nous apprendre à choisir de façon mieux informée, plus réfléchie ou plus en accord avec nos valeurs personnelles?

Depuis plus de 15 ans que je fréquente les milieux du développement personnel, j’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont suivi des dizaines de stages sans que cela les rende plus heureux. On peut être docteur en psychologie et mal dans sa peau ou être un auteur à succès du développement personnel et vivre une situation familiale déplorable. La connaissance intellectuelle et les techniques ne suffisent pas. Il faut qu’elles aient du sens pour celui qui les pratique et qu’elles s’incarnent dans les choix quotidiens, les comportements, les habitudes afin qu’elles nous aident à orienter correctement notre attelage sur le chemin de la Vie. Et, justement, j’ai aussi rencontré dans ma vie quelques personnes peu formées intellectuellement qui ont fait des choix de vie raisonnés qui les rendent globalement plus heureux que la moyenne des gens. Pourquoi? Sans doute parce qu’être heureux ne dépend pas que du savoir et des progrès auxquels nous aspirons et que la Vie nous offre déjà, comme un cadeau précieux, la meilleure raison d’être heureux: vivre.

« La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la. »

Mère Térésa

Vouloir ou désirer progresser est sans doute légitime, inéluctable puisqu’on ne peut pas ne pas progresser. C’est aussi, certainement, une source de mieux-être personnel et social. Mais c’est aussi courir le risque de ne plus savoir se contenter de tout ce que l’on a déjà acquis en progressant, c’est courir le risque d’attendre du futur ce que le présent offre déjà, c’est reporter à demain un bonheur qui pourrait être consommé dès aujourd’hui. Être heureux commence maintenant, ici.

La véritable question ne serait-elle donc pas plutôt: toute progression nous rend-elle heureux?

 

Termes de Recherche:

définition du succèsPour moi, le succès c’est… L’édition de Mai de la Croisée des Blogs sur « le thème du succès » est terminée. Je tiens à remercier chaleureusement les 16 blogueurs qui ont bien voulu jouer le jeu et nous offrir leurs perspectives sur le succès et l’échec.

L’Article de lancement de cette Croisée des Blogs sur le thème du succès se trouve ici. Vous trouverez ici ma contribution, « Le succès consiste à réussir ses échecs« .

Mon TOP3 des articles sur le thème du succès et de l’échec:

Le premier succès consiste à décider de prendre ses responsabilités. Et ce premier succès en amène bien d’autres…

Le succès est abordé sous 3 aspects et avec 3 clés. Pour transformer vos essais en succès : avancez à petits pas, rayez le mot échec de votre vocabulaire, soyez organisé et restez motivé.

Il n’y a d’échec qu’à partir du moment où nous le considérons comme tel.

16 articles sur le thème du succès et de l’échec

  • Trouver son chemin par Zenie

Zénie nous offre un poème sur le thème du succès.

 

3 règles à connaitre et une conclusion: la réussite c’est comme une histoire d’amour naissante.

 

Le succès est abordé sous 3 aspects et avec 3 clés. Pour transformer vos essais en succès : avancez à petits pas, rayez le mot échec de votre vocabulaire, soyez organisé et restez motivé.

 

Avec la loi d’attraction, nous attirons non pas ce que nous VOULONS mais nous attirons ce que NOUS SOMMES! Voilà La vraie clé du succès.

 

Il faut donner la priorité au succès relationnel.

 

Le succès, c’est une pause avant de repartir.

 

2 grans types de succès et une définition: le succès ultime c’est d’atteindre « l’illumination ».

 

Le succès c’est vivre pleinement ce que l’on est à la fois pour en bénéficier soit-même et en même temps permettre à l’univers de bénéficier de ce rayonnement.

 

Le succès consiste à vivre en paix et en cohérence avec soi-même, puis à aider d’autres personnes à en faire de même.

 

Il n’y a d’échec qu’à partir du moment où nous le considérons comme tel.

 

Chaque succès est une étape, un petit pas vers un avenir meilleur pour tous.

 

  • Et si le succès était un monde parfait… par Dorian

Il existe une infinité de voies pour réussir sa vie et ses projets.

 

Le succès n’est un succès que s’il reste gravé dans notre mémoire.

 

Réussir son couple, c’est trouver un équilibre entre le “JE”, le “TU” et le “NOUS”.

 

Le premier succès consiste à décider de prendre ses responsabilités. Et ce premier succès en amène bien d’autres…

 

Une vie peut sembler très chargée, elle peut aussi être complètement riche et captivante.

 

Cette Croisée des Blogs aura permis de constater, une fois de plus, que le succès et l’échec sont des concepts relatifs et qu’il appartient à chacun de nous de décider de ce que représente pour lui la réussite, l’échec et le succès personnel et professionnel.

 

les secrets du succèsPour moi, le succès c’est quoi? Le succès peut être défini comme le fait d’obtenir ce que vous voulez le plus dans la vie. Il s’agit donc d’atteindre vos buts ou d’accomplir le plan de réussite que vous vous êtes fixé. Mais le succès est aussi de nature émotionnelle car il s’agit également de se lever chaque matin en se sentant victorieux plutôt que défaitiste. Le sentiment que le succès produit, vous rend donc plus enthousiaste et vous donne l’assurance et la confiance en vous pour marcher la tête haute.

L’Article de lancement de cette Croisée des Blogs sur le thème du succès se trouve ici.

 

Le succès consiste à réussir ses échecs.

« Le succès vient rarement sans que l’on ait d’abord rencontrés plusieurs défaites temporaires, écrit Napoléon Hill dans son best seller Réfléchissez et Devenez Riche. Lorsque l’échec paraît total, la chose la plus facile et la plus logique à faire est d’ABANDONNER. C’est exactement ce que font la plupart des gens. Plus de 500 américains parmi ceux qui ont le mieux réussi m’ont confié qu’ils avaient connu leur plus grand succès immédiatement après un échec qui semblait pourtant sans espoir ».

Dans son ouvrage, Napoléon Hill décrit les 30 causes principales de l’échec, dont voici la liste:

1. UN FOND HÉRÉDITAIRE DÉFAVORABLE.

2. LE MANQUE DE BUT BIEN DÉFINI DANS LA VIE.

3. LE MANQUE D’AMBITION D’ALLER AU-DELÀ DE LA MÉDIOCRITÉ.

4. UNE ÉDUCATION INSUFFISANTE.

5. LE MANQUE D’AUTODISCIPLINE.

6. UNE MAUVAISE SANTÉ.

7. DES MAUVAISES INFLUENCES PENDANT L’ENFANCE.

8. L’HÉSITATION.

9. LE MANQUE DE PERSÉVÉRANCE.

10. UNE PERSONNALITÉ NÉGATIVE.

11. LE MANQUE DE CONTRÔLE DES BESOINS SEXUELS.

12. LE DÉSIR INCONTRÔLÉ D’AVOIR “QUELQUE CHOSE SANS RIEN DONNER”.

13. LE MANQUE DE DÉCISION BIEN DÉFINIE.

14. UNE OU PLUSIEURS DES 6 CRAINTES DE BASE.

15. MAL CHOISIR SON CONJOINT.

16. LA PRUDENCE EXCESSIVE.

17. MAL CHOISIR SES ASSOCIÉS DANS LES AFFAIRES.

18. LA SUPERSTITION ET LES PRÉJUGÉS.

19. SE TROMPER DE VOCATION.

20. LA DISPERSION DE VOS EFFORTS.

21. L’HABITUDE DE DÉPENSER SANS COMPTER.

22. LE MANQUE D’ENTHOUSIASME.

23. L’INTOLÉRANCE.

24. L’INTEMPÉRANCE.

25. L’INCAPACITÉ DE COOPÉRER.

26. LA POSSESSION D’UN POUVOIR NON ACQUIS PAR SES PROPRES EFFORTS.

27. LA MALHONNÊTETÉ INTENTIONNELLE.

28. L’ÉGOÏSME ET LA VANITÉ.

29. L’ESTIMATION AU LIEU DE LA RÉFLEXION.

30. LE MANQUE DE CAPITAL.

 

Ces 30 causes principales d’échec résument la tragédie de tous ceux qui ont essayé de faire fortune et qui ont échoué. Il serait utile de demander à quelqu’un qui vous connaît bien, de revoir cette liste avec vous, et de vous aider à trouver les causes d’échec qui vous concernent particulièrement. Si vous êtes de ceux qui peuvent se voir tel que les autres les voient, revoir seul cette liste peut vous être bénéfique.

L’échec est le fondement de la réussite, disait Lao Tseu.

Finalement, réussir ses échecs consiste à identifier ce qui fait obstacle et à agir en conséquence pour les surmonter.

 

Faire échec à l’échec

Winston Churchill disait que le succès c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.

Personne ne nait parfait et il est peu probable que quiconque le devienne. L’échec étant une nécessité inévitable sur le chemin du succès, nous devons donc apprendre à faire échec à l’échec. Cet apprentissage constitue le socle sur lequel repose le caractère des personnes à succès. Une autre définition du succès peut donc être la suivante: le succès, c’est la croissance.

Si vous voulez réellement avoir du succès, c’est-à-dire obtenir ce que vous voulez le plus dans la vie, il ne vous suffit que de faire ce que font les gens qui réussissent. Et le premier pas consiste à travailler votre caractère pour acquérir l’attitude mentale des personnes qui obtiennent ce qu’elles veulent dans la vie. Cette mentalité se résume dans un état d’esprit qui ne cesse de vouloir faire échec à l’échec.

François Mitterrand a écrit que la pire erreur n’est pas dans l’échec mais dans l’incapacité de dominer l’échec.

Les mêmes causes produisent en effet toujours les mêmes effets et les raisons de l’échec sont donc souvent répétitives. Nous butons généralement sur les mêmes obstacles jusqu’à ce que nous les identifiions et que nous prenions notre succès en mains.

Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs, écrit Marcel Proust.

Pour avoir du succès, vous devez donc comprendre et vous approprier certains concepts afin de débusquer tout ce qui, en vous, limite votre gigantesque potentiel et vous conduit systématiquement à l’échec.

A la liste précédente de Napoléon Hill, j’ajouterai quelques concepts sur lesquels les personnes à succès travaillent régulièrement afin de faire échec à l’échec.

Les croyances limitantes:

Les croyances qui nous limitent se comportent parfois comme des « virus de l’échec » qui ont le même pouvoir de destruction que les virus informatiques ou les virus biologiques.

Dans la vie, tout est question de perception. La réalité que nous percevons est le fruit de nos croyances. Si quelqu’un perçoit le monde comme dangereux, c’est ainsi que le monde sera pour lui. Si quelqu’un perçoit le monde comme amical, c’est ainsi que le monde sera pour lui.

C’est un fait très important et souvent négligé, car nous n’avons généralement pas conscience de nos croyances les plus profondes au sujet de la Vie, des autres et de nous-mêmes. Pourtant, ce que nous vivons est en grande partie la conséquence de ce que nous percevons et attendons de la Vie.

Un virus de l’échec est donc une croyance limitante qui devient une prédiction qui se réalise et interfère avec les capacités et les efforts que nous fournissons pour guérir ou nous améliorer. Les virus de l’échec sont, en définitive, des implications inconscientes et des présuppositions qui les rendent difficiles à identifier et à remettre en question.

Les croyances limitantes et les virus de l’échec ressemblent parfois à des obstacles insurmontables, impossibles à changer. Devant un tel obstacle, une personne exprimera quelque chose du style: j’ai tout essayé pour changer et rien ne marche. Traiter efficacement les obstacles suppose que l’on traite la croyance qui en constitue le socle et qui la maintient en place.

Voici une liste des croyances les plus limitantes que je rencontre en accompagnant mes clients:

– Je ne le mérite pas.

– Je ne suis pas prêt.

– Je ne suis pas assez compétent.

– Je n’y arriverai jamais donc je n’essaye pas.

– Je n’ai pas confiance en moi, je suis décevant.

– Je n’ai pas de chance.

– Je ne dois parler à personne de mes projets car les gens sont malhonnêtes.

– Je suis nul ou je ne suis pas important.

– Je ne suis pas aimé.

– Je ne sais pas gérer les situations difficiles.

– Je ne peux pas dire ce que je pense.

– Je ne suis pas riche, je ne pourrai donc pas réussir.

– Je ne suis pas la bonne personne.

– Je ne mérite pas de vivre d’ailleurs, je ne suis pas un enfant désiré.

– Je ne peux faire confiance à personne ou je ne peux pas compter sur les gens.

– J’ai peur de réussir car si j’ai trop d’argent je deviendrais une mauvaise personne.

– Je n’ai pas la permission de réussir.

– Si j’obtenais ce que je veux, je perdrais quelque chose d’important.

– Je ne sais jamais ce que je veux dans la vie.

Si vous vous reconnaissez dans une ou plusieurs de ces croyances et que vous voulez ardemment réussir, vous devez absolument prendre les choses en main seul ou avec l’aide d’un professionnel qui pourra vous aider à mettre les pieds sur les étriers du succès.

 

Quelles sont les clés du succès?

Je ne crois pas que les clés du succès reposent sur une recette toute faite. Tout dépend du contexte et de la personne qui est en chemin car, comme l’écrit Marcel Proust, il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs.

Mais sans doute peut-on identifier quelques grands principes qui sont utiles pour forger son caractère et son attitude mentale, afin de vivre le succès auquel on aspire. Pour ma part, je retiens quatre principaux facteurs clés du succès dans la vie:

1. Prenez vos responsabilités: c’est sans doute le point de départ du succès. L’attitude qui consiste à délaisser ses responsabilités en les confiant à d’autres (c’est pas ma faute, je n’y suis pour rien, etc.) éloigne assurément du succès. Les gens qui réussissent sont toujours et invariablement des personnes responsables.

2. Sachez dès le départ où vous voulez aller: on ne peut atteindre que le succès que l’on est capable de se représenter clairement. Vous devez avoir un but, des objectifs précis et mesurables ainsi qu’un plan d’actions.

3. Entourez-vous de gens motivés: aucune réussite éclatante ne se produit sans les efforts ou la contribution d’un groupe d’individus. Votre entourage personnel et professionnel est une des clés du succès auquel vous aspirez. Trouvez des personnes qui vous comprennent et vous encouragent à réussir, par exemple avec un groupe Mastermind.

4. Persévérez encore et encore (Persévérer = Percez et vous Verrez): certaines personnes réussiront dès le deuxième essai tandis que d’autres devront recommencer un millier de fois avant de parvenir à obtenir ce qu’elles veulent. Manquer de persévérance ou procrastiner risque de tout faire rater alors qu’un seul essai supplémentaire pourrait tout changer.

 

Je ne vous promets donc pas que le succès tombera du ciel comme par magie ou que, dès le premier essai, vous aurez réalisé vos rêves et atteint vos objectifs. Mais je suis sûr d’une chose: si vous prenez vos responsabilités, si vous savez précisément ce que vous voulez, si vous êtes bien entouré et si vous n’abandonnez jamais, le succès frappera certainement à votre porte.

Toc, toc, toc, c’est le succès qui est là…

 

Termes de Recherche:

Les règles de la Croisée des Blogs

  1. Un article de lancement présentant le thème est publié par l’organisateur au début du mois précédent l’édition à paraître. C’est comme dans un magazine : on appelle aux contributions le mois

    à la croisée des blogs - Jean-Marc Terrel

    précédent le mois de parution du magazine. Donc si on veut préparer l’édition de février, on publiera l’article de lancement au début de janvier.
  2. Chaque blogueur qui veut participer rédige et publie l’article qu’il veut soumettre sur son propre blog, en suivant bien entendu le thème proposé par l’organisateur et avant la date limite donnée par l’organisateur.
  3. Chaque blogueur soumet l’URL de son article dans le système de gestion.
  4. L’organisateur valide chacun des articles soumis.
  5. L’article récapitulatif contenant les liens vers tous les articles validés est publié sur le blog de l’organisateur.


L’article Récapitulatif de la Croisée précédente

Article récapitulatif de « L’amour, source de dépassement de soi »

Édition N° 43 d’Avril 2012 organisée par Elisandre du Blog le Royaume Amoureux.

 

Le thème de l’édition de Mai, c’est le succès.

Au mois de Mai, j’ai le plaisir d’organiser le Festival « À la Croisée des Blogs » sur une idée originale de developpementpersonnel.org. J’ai proposé aux bloggeurs de s’exprimer sur le thème du succès avec une approche du type: pour moi le succès c’est…

Et si l’édition est un succès, ce qui serait la moindre des choses, j’envisage avec l’accord des différents bloggeurs de réunir tous les articles dans un livre numérique commun (un Ebook collectif) que chaque auteur pourra mettre gratuitement à disposition de son audience.

Je ne doute pas que cette nouvelle édition nous permettra de nous enrichir réciproquement de points de vue, d’approches, d’astuces et de conseils complémentaires très pertinents sur les clés du succès.

 

Date limite de soumission des articles

Le Dimanche 20 mai 2012

 

Je vous attend nombreux sur cette édition.

Bien amicalement,

Jean-Marc

A la croisée des Blogs

Ce mois-ci, COACHEO participe à un Festival organisé par developpementpersonnel.org qui s’intitule « À la croisée des Blogs ». Le mois dernier, j’ai révélé une partie de mon intimité en rédigeant Les 3 Tournants de ma vie.

Ce mois-ci, pour le thème lancé par Julien du blog The Life List, il ne me semble pas approprié de livrer ma liste de rêves et d’objectifs personnels. Je le fais volontiers, en revanche, en face-à-face ou avec quelques-uns de mes étudiants, toujours dans un but pédagogique ou didactique.

Il faut reconnaitre que la question « que souhaitez-vous réaliser avant de mourir? », posée en dehors de tout contexte, peut paraitre brutale. Peu d’humains, en général, s’interrogent à ce sujet à moins que les circonstances de la vie, souvent douloureuses, les y contraignent. Pourquoi? Simplement parce que la question sous-entend l’acceptation du fait, pourtant inéluctable, de sa propre mort. Un sujet sur lequel peu de gens discutent avec joie.

Notre société occidentale, généralement matérialiste, fait l’apologie du paraitre et du faire. On peut résumer le modèle de réalisation personnelle à l’acquisition de biens, de richesses ou de notoriété. On se souvient peut être encore de la déclaration polémique de Jacques Séguéla, conseiller en communication et proche des « grands » de ce monde, qui disait « Si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie« . Diantre! Serait-ce donc cela le but de la vie moderne, le sommet de la réussite et de la réalisation personnelle?

Évidemment, sans nier l’intérêt d’une certaine réussite matérielle, celle-ci ne suffit certainement pas à donner un sens à sa vie et à produire un sentiment d’accomplissement durable. La liste est longue des stars et industriels qui ont mis fin à leur jour ou qui ont sombré dans l’alcool ou les drogues dures alors que l’opulence financière faisait partie de leur quotidien. Que reste-t-il donc aux pauvres mortels pour qui la gloire humaine ne sera jamais un acquis?

Force est de constater que la cellule familiale, bloc de construction de base de notre société pendant des siècles, est rudement mise à mal et l’idée de « faire sa vie » avec quelqu’un est devenue désuète, pour ne pas dire mythique, pour beaucoup de jeunes touchés de près ou de loin par des séparations et élevés dans la société du jetable. Quant à la valeur travail, espace de réalisation personnelle, il est évident qu’elle a du plomb dans l’aile et que le projet de s’épanouir dans une carrière professionnelle est devenu l’arlésienne pour toute une jeunesse désabusée et désillusionnée par les promesses non tenues de ses ainés.

Si ni la famille, ni le travail ne constituent plus des repères pour réussir sa vie, il nous reste encore l’espoir dans les progrès de la science pour apporter un peu de bonheur dans une vie essentiellement orientée sur le « faire ». Nous avons d’ailleurs déployé des trésors d’ingéniosité, avec un certain succès, à repousser l’âge espéré de la mort. Nul ne peut contester que notre niveau de vie matérielle est bien meilleur que celui de nos arrières-grands-parents. Il y a pourtant un effet pervers: les familles s’éclatent, le travail et le mode de vie moderne éloigne les générations et, du coup, nous confions le plus souvent nos vieux à des institutions qui les accompagneront jusqu’au perron de la vie avant qu’un service funéraire prenne le relais. La mort des nôtres est devenu l’affaire des autres et, une fois de plus, le lien qui nous reliait à nos ainés s’étiole inexorablement. Ainsi va la vie moderne.

Ce que nous percevons de la vie et de la mort, dans un monde surexposé aux média, se résume souvent à des conflits, de l’exclusion, des injustices, des magouilles, des guerres, des abus et des souffrances de toutes sortes. Tout le reste n’est que divertissement et invitations à ne pas trop réfléchir et à suivre le troupeau. L’incertitude quant à l’avenir et à la sécurité des siens est devenu un mal commun pour des millions d’occidentaux.

Bien entendu, le tableau n’est pas toujours aussi sombre mais il y a une génération qui vient, sans repères. Une génération qui a constaté que « réussir sa vie » au début du 21ème siècle ne signifiera pas la même chose que dans le millénaire précédent. En plus, les changements qui se sont produits en l’espace de 100 ans, à tous les niveaux et de façon exponentielle, nous exposent à un monde en mutation permanente dans lequel des évènements qui se produisent à un endroit peuvent avoir un impact important à un autre endroit du monde.

D’un autre côté, les dernières statistiques disent que, compte tenu des progrès médicaux, la moitié des enfants nés en 2007 devrait atteindre l’âge de 104 ans en France, 102 ans en Allemagne et 107 ans au Japon! On nous annonce donc un « papi-boom » pour les années à venir. On pourrait même vieillir jusqu’à 120 ou 150 ans. Cela ne donne-t-il pas largement le temps, si on est en bonne santé, de vivre 2 ou 3 vies en une seule?

 

Beaucoup d’incertitudes et d’espoirs, donc, pour répondre à la question « que souhaitez-vous réaliser avant de mourir »?

La question ne précise pas de domaine de réalisation en particulier. C’est une « meta-question » qui interroge le sens que nous donnons à notre existence. Une meta-question est une question globale qui peut être subdivisée en questions plus précises.

Nous pourrions aborder cette meta-question sous l’angle socioculturel: en effet, peut-on affirmer que toutes les cultures se posent cette question? Rien n’est moins évident, à mon avis: si j’étais né tibétain, israelien, touareg, pigmée ou apache, si j’étais né dans un bidonville de Mexico ou dans un palais doré de la famille royale d’Angleterre, nul doute que ma compréhension même de la question « que souhaitez-vous réaliser avant de mourir? », aurait une signification toute différente.

Par ailleurs, au sein d’un même groupe socioculturel, peut-on affirmer que tous les profils psychologiques se posent cette question? Là encore, rien de moins évident: en deça des influences culturelles ou du choix idéologique, certains profils psychologiques se satisfont pleinement du quotidien. « Ne te préoccupe pas du lendemain, à chaque jour suffit sa peine » pourrait être leur credo. Ils se réalisent dans l’instant présent et en tirent de grandes satisfactions. D’autres profils psychologiques ont besoin de plans, de projets à poursuivre pour être comblés: « On récolte uniquement ce que l’on sème, demain se construit aujourd’hui » pourrait être leur mantra.

Qui a raison et qui a tord? Personne, bien entendu, et… tout le monde.

Tant que le quotidien ne devient pas un refuge pour éviter d’affronter d’inévitables échéances et tant que l’avenir ne devient pas un moyen de se soustraire aux réalités présentes, alors il est bon de se poser la question « qu’est-ce que je souhaite réaliser avant de mourir »? Compte tenu de toutes les distractions et de tous les choix auxquels la société nous expose, veiller à ce que nos objectifs servent notre vie et pas l’inverse peut se révèler sage, y compris pour des personnes plus enclines à se préoccuper du quotidien que de l’avenir.

Dans notre contexte occidental, orienter sa vie ou lui donner un sens, peut être un véritable défi. En l’absence d’un autre choix de société, l’orientation des jeunes commence d’ailleurs dès le collège et l’on doit avoir choisi professionnellement alors même que, généralement, on a aucune idée de ce qui nous attend vraiment. La France se situe parmi les pays aux plus forts taux de suicide en Europe. Le suicide constitue la première cause de mortalité des 35-44 ans et la deuxième des 15-24 ans. N’oublions pas non plus que nous sommes les plus grands consommateurs d’antidépresseurs de la planète. Des signes qui en disent long sur le malêtre de nos concitoyens et sur l’échec du seul progrès matériel à satisfaire notre besoin de sens.

Dans ce contexte, le fait de se poser la question « qu’est-ce que je souhaite réaliser avant de mourir »? est très certainement un exercice pertinent.

Qu’on l’accepte ou non, j’ai la conviction que tous nos actes ont des conséquences. Ca n’est donc pas le coach professionnel qui contredira le fait qu’il est utile de régulièrement faire le point sur sa vie, sur ses projets et sur les obstacles à surmonter pour réussir. Je crois que l’on peut influencer le cours des choses pour le meilleur ou pour le pire. Vivre en ayant conscience que – sachant ce que l’on souhaite réaliser dans sa vie – on peut agir pour le meilleur, est certainement libérateur. Agir consciemment, c’est agir en ayant une intention particulière à l’esprit, un objectif spécifique ou un but à atteindre. Par conséquent, le fait d’agir intentionnellement est une des clés fondamentales d’une vie réussie.

Au fond, il s’agit tout bonnement de vous interroger sur le sens que vous voulez donner à votre vie, d’établir un plan d’actions et de le faire suivre d’actes concrets. Au risque qu’un tel exercice ne serve à rien, l’action disciplinée devra impérativement suivre la réflexion au risque de voir vos rêves dévorés par la Vie.

 

Comment faire pour savoir ce que vous voulez accomplir avant de mourir?

D’après mon expérience, il sera plus facile de répondre à cette meta-question en choisissant de privilégier la vie personnelle, la vie de famille, la vie professionnelle ou la vie sociale, comme si c’étaient des domaines de gestion de projets.

Pour chaque domaine, vous pourriez considérer ce que vous voulez réaliser dans l’année à venir ou dans les 5 ans à venir. Exactement comme le fait un chef d’entreprise en établissant son prévisionnel.

Pour chaque point de réalisation que vous noterez, ajoutez 2 ou 3 actions concètes à mettre en oeuvre – ainsi que des dates limites – pour que le point en question ne reste pas qu’un voeu du jour de l’an.

Et si vous le pouvez ou que vous avez réalisé l’importance d’un tel exercice, faites-vous accompagner par un(e) coach. Vous gagnerez du temps et de l’efficacité avec quelqu’un de familier avec ces processus.

Vous pouvez également vous procurer le Plan Annuel de Réussite qui vous conduira pas à pas dans la démarche.

Je laisse le mot de la fin à Sénèque, auteur antique auquel on atribue cette citation: « il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait où il va ».

Dites-moi matelot: savez-vous vraiment où vous allez?

 

A la croisée des Blogs

Ce mois-ci, COACHEO participe à un évènement organisé par developpementpersonnel.org qui s’intitule « À la croisée des Blogs ». Le thème a été lancé par Jean-Yves, du blog potiondevie.fr.

Lorsque j’ai pris connaissance du thème, j’ai immédiatement pensé qu’il ne me serait pas facile de choisir car j’ai le sentiment que bien des évènements majeurs ont eu lieu dans ma vie. Puis, la nuit est passée et lorsque je me suis levé, j’ai su ce que j’allais vous partager.

En coaching de projet de vie, je fais travailler mes clients sur un processus que j’appelle « récolter des indices » et qui consiste à faire un bilan de sa vie et à en faire ressortir ce que j’appelle les « moments clés », c’est-à-dire des évènements au cours desquels quelque chose de particulier s’est produit qui a profondément marqué ce que nous sommes devenus.

Je reste convaincu que nous sommes maitres de nos destinées mais je suis aussi aussi convaincu que notre destin est fortement influencé par les interprétations que nous avons faits de notre vécu, les conclusions et les croyances – conscientes ou non – que nous avons bâties à partir de notre perception de la réalité.

Alors, voici 3 des évènements qui ont été les plus transformateurs dans ma vie:

  • Le décès de mon papa lorsque j’avais 10 ans.
  • Mon mariage avec la femme de ma vie ;-).
  • Les naissances de mes 3 enfants.

 

Un premier tournant douloureux

Devenir orphelin est évidement une expérience douloureuse. A l’âge où l’on ne pense bien souvent qu’aux jeux vidéos et aux petites copines, perdre  mon père fut un tournant dans ma vie. Nous habitions en Afrique où papa était professeur de Lettres en coopération et son décès eu des conséquences importantes puisque nous fumes rapatriés du Gabon en France, en plein mois de novembre. L’adaptation à un nouveau climat, à un nouvel environnement social et à une nouvelle vie avec ma maman et mon frère cadet fut un défi important dans ma vie.

Mais au-delà des aspects environnementaux, je fus mis face aux questions essentielles de la vie et de la mort, à la question du sens, de la perte et de l’identité. Ces questions ont nourri mon adolescence, ma soif de spiritualité et de philosophie. Le décès de mon père a forgé une partie de mon désir d’aider, d’écouter et d’accompagner les autres dans leurs périodes de changement ou de transition et parfois de deuil.

 

Un second tournant joyeux

J’ai rencontré celle qui allait devenir ma femme il y a presque 20 ans maintenant. Après quelques débuts chaotiques pendant mes années de lycée, elle est rapidement devenue ma confidente, mon amie, mon amante… Jusqu’à ce jour où elle a demandé ma main (eh oui ;-)). C’était il y a 14 ans et le jour de mon mariage restera gravé dans ma mémoire comme l’un des évènements les plus importants de ma vie.

À partir de ce jour, pour moi, nous étions 2 à ne faire plus que 1. Nous voulions que notre couple soit construit sur certains principes qui nous semblaient manquer chez tous ces couples que nous avions vus s’entredéchirer avant de se séparer. Et sachant ce que pouvait représenter la séparation d’avec un être cher, je ne voulais pas que mes enfants vivent les douleurs d’un divorce. Nous voulions partager, communiquer et communiquer encore… Nous voulions un couple basé sur le dialogue et la confiance réciproque.

14 ans plus tard, je peux dire que même si notre couple est passé par des moments difficiles, nous avons jusqu’ici surmonter tous les obstacles et que notre relation n’a jamais été aussi profonde et transformatrice. Je me demande parfois à quel point ma vie serait différente si ces deux premiers tournants ne s’étaient pas produits.

 

Un troisième tournant qui me comble

L’un des bonheurs de mon couple, c’est que nous n’avons eu aucune difficulté à avoir les enfants que nous voulions au moment où nous l’avions décidé. Nous décidions d’avoir un enfant et quelques semaines plus tard, ma femme était enceinte.

Je me souviens encore des larmes que j’ai versées lors de la première échographie de mon premier enfant. Ca n’était encore qu’un gros haricot mais je réalisais à la fois le bonheur que nous allions avoir de pouvoir partager ce que nous avions de meilleur avec cet enfant, tout autant que la responsabilité qui allait à mon tour m’incomber: celle de devenir père.

J’ai participé aux préparations à l’accouchement de mes trois enfants et j’étais présent lorsqu’il sont nés. Pour chacun d’entre eux j’ai versé des larmes de joie et j’ai réalisé que quoiqu’il se passe dans ma vie, j’avais la tâche de faciliter l’épanouissement de ces petits êtres qui deviendraient un jour, à leur tour, les parents qui feraient de moi un pépé. Et je dois dire que, sans être pressé de vieillir, je me réjouis déjà d’accueillir mes futurs petits-enfants.

 

En conclusion, je dis souvent que j’ai déjà réussi ma vie. Les personnes les plus précieuses pour moi sont heureuses et en bonne santé. Nous ne manquons de rien et tout ce qui manque est souvent, en dernière analyse, superflu ou matériel. J’aime mon travail, j’aime gagner de l’argent, acquérir des choses mais je sais que je suis venu au monde nu et que c’est ainsi que j’en repartirai.

Alors, le moment du grand saut venu, même si tout n’est pas parfait et ne le sera jamais, je veux pouvoir me retourner et faire un bilan de ma vie dans lequel ceux que j’aime ont reçu le meilleur de moi. Car je sais que les relations amicales passent, les jobs passent, les lieux d’habitation passent, les objets s’abiment mais l’héritage que je veux laisser est avant tout un héritage du coeur, des souvenirs de joie, des moments de partage et de tendresse. Tout cela est, à mes yeux, d’une valeur bien plus grande que tous les comptes en banque ou tous les biens que je pourrai léguer à mes descendants. Ma famille, c’est mon trésor.

La Vie m’a appris qu’au milieu des circonstances les plus défavorables se cachent toujours de formidables opportunités de croissance.

Merci papa.